Comment Gérard Lopez et Marc Ingla ont aidé Manchester City à contourner le Fair-play financier

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Gérard Lopez et Marc Ingla n’ont pas attendu de prendre le LOSC en main pour baigner dans l’univers du foot. Les deux hommes se connaissent depuis un moment et le second nommé a même été durant un temps un dirigeant du Barça, se présentant même à la présidence du club en 2010. Il ne sera pas élu mais gardera des contacts précieux comme celui de Ferran Soriano, ancien vice-président du club, devenu en 2012 directeur exécutif de Manchester City. De cette amitié naîtra un véritable système opaque destiné à aider le club anglais à contourner les règles du Fair-play financer via la création d’un fonds de tierce propriété (TPO). C’est ce que dévoile le réseau de média EIC, dont France 3 Hauts-de-France fait partie, lors de nouvelles révélations des Football Leaks.

À l’époque, Soriano veut faire de Manchester City une multinationale du ballon rond en créant un réseau au sein duquel graviteraient plusieurs clubs disséminés un peu partout sur la planète (les bases du City Football Group sont jetées). Il évoque aussi l’idée de monter de toutes pièces un fonds d’investissement qui détiendrait une partie des droits de joueurs, Sud-Américains en particulier, afin de les vendre, les acheter ou les prêter comme bon leur semble. Cette société serait complètement indépendante en apparence mais dirigée en sous main par City Football Group, via un montage financier très complexe et difficilement détectable. Aucune partie liée ne doit exister sous peine d’intégrer les comptes de ce fonds d’investissement à ceux du club anglais, ce qui compromettrait son respect aux règles du Fair-play financier.
Manchester City contacte Ingla, qui travaille pour Lopez
L’objectif avec cette TPO est d’investir 30M€ sur environ 70 jeunes joueurs, dont 40% sont alors mineurs, et espérer un fort taux de rentabilité. Manchester City dispose alors d’un réseau de recrutement et de joueurs leur appartenant indirectement. Le fonds d’investissement envisage également de devenir propriétaire d’un club fantoche en Amérique du Sud qui fera office de passerelle. L’Uruguay est choisi pour héberger ce club à la coquille vide mais où il est possible d’enregistrer jusqu’à 40 joueurs. Lorsque Soriano a le feu vert de sa direction pour procéder à cette opération, et alors même que l’Angleterre a interdit le recours au TPO en 2008, il contacte Marc Ingla. Ce dernier travaille alors pour une société luxembourgeoise Mangrove Capital Partners, détenue par Gérard Lopez et deux autres hommes d’affaires, l’Américain Mark Tluszcz et l’Allemand Hans-Jürgen Schmitz.

Mangrove va créer ce fonds d’investissement : MPI II (II car un premier fonds a déjà été créé un an plus tôt avec pour spécialité, l’achat de droits de joueurs). Ce dernier est destiné à « l’acquisition de droits économiques de joueurs de football par l’intermédiaire d’une plateforme d’investissement au Luxembourg ». Mangrove sert donc de prête-nom à Manchester City mais n’a aucun lien juridique avec lui et se présente comme un « facilitateur clé pour éviter les règles » du Fair-play financier.

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