Le plan de la DNCG et de la LFP pour réguler le foot français

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Le plan de la DNCG et de la LFP pour réguler le foot français

En marge de la présentation des bilans des clubs de Ligue 1 de la saison 2017-2018, la LFP et la DNCG ont évoqué un nouveau système pour contrôler les finances des clubs et réguler leurs revenus. C’est ambitieux.

Didier Quillot aux côtés de Noël le Graët lors d'une rencontre entre Guingamp et MontpellierDidier Quillot aux côtés de Noël le Graët lors d’une rencontre entre Guingamp et Montpellier

Ce mercredi, au siège de la Ligue de Football professionnel (LFP), dans le 16e arrondissement de Paris, Jean-Marc Mickeler, le président de la direction nationale de contrôle des clubs, et Didier Quillot, le directeur général de la LFP, étaient présents pour présenter les chiffres des clubs sur la saison 2017-2018. « Au terme de la saison 2017/2018, le football professionnel français affiche une performance économique exceptionnelle, avec un chiffre d’affaires de 2,836 milliards d’euros, soit une hausse de 31 % par rapport à la saison précédente, et un bénéfice opérationnel de 161 M€ contre une perte de 32 M€ lors de la saison précédente », peut-on lire sur le rapport.

Mais les deux dirigeants se montrent inquiets sur certains points. Tout d’abord sur les revenus des clubs. En effet, le trading de joueur et les droits télévisuels sont deux des éléments les plus importants des revenus des clubs professionnels en Ligue 1. « On a la démonstration éclatante que le trading n’est plus un complément de modèle économique, mais qu’il en fait partie intégrante », a analysé Didier Quillot lors de la conférence de presse qui a suivi la présentation des chiffres.

Dès lors, Jean-Marc Mickeler a eu une idée qu’il a présentée au bureau de la LFP ce mercredi matin. Il s’agirait de mettre en place un ratio. Deux possibilités existent à l’heure actuelle : un ratio qui concernerait le rapport entre les dettes et les fonds propres et un second entre la masse salariale totale et le chiffre d’affaires, hors revenus émanant des transferts. Un groupe de travail va être constitué afin de proposer des choses d’ici fin 2019. Un système pourrait être mis en place pour la saison 2020-2021.
Cela n’arriverait pas du jour au lendemain

« On est dans une situation où on peut se dire qu’on est au sommet d’une vague et qu’il faut préparer un futur qui serait plus compliqué. La façon serait d’aider les clubs à réfléchir sur deux éléments. Leur structure de financement, quel est le bon rapport entre financements en fonds propres et financement sur les dettes. Est-ce qu’on fixe un ratio et on entre dans un système plus contraignant, mais d’un autre côté aussi pour définir des règles du jeu claires pour des investisseurs qui arriveraient dans le Championnat ? Le deuxième axe c’est de réfléchir à un ratio de type de masse salariale totale d’un club par rapport aux revenus générés par ce club hors transfert.

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