Dijon FCO, Senou Coulibaly : « jamais de la vie je n’ai pensé atteindre le plus haut niveau »

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Son conseiller l’accompagne. Un ami d’enfance avec qui il a fait les quatre cents coups aux Larris, quartier du centre de Cergy-Pontoise, à quelques pas de la Préfecture. Les deux compères se connaissent par cœur et se vouent une confiance sans faille. « C’est un ami d’enfance, quelqu’un de confiance, qui a toujours voulu me pousser et cru que je pouvais y arriver. Je sais que je peux tout lui dire, qu’il ne va pas me faire de coup derrière le dos », introduit le joueur de 24 ans, avant de prendre place.

FM : Dijon vient de sauver sa tête. Les barrages, deux matches pour la survie du club en Ligue 1. Est-ce que tu as eu peur ?

SC : La seule fois où j’ai eu vraiment peur cette saison, c’est lors du premier match, contre Montpellier. Après ce premier match en pro, l’excitation a pris le dessus sur la peur. Bien sûr, on savait que l’enjeu était énorme. Mais j’ai pu emmagasiner de la confiance pendant la saison. Bobby (Allain) m’a dit avant le match retour contre Lens : « aie confiance en toi, en tes qualités, en ce que tu sais faire et ne t’inquiètes pas, ça ira tout seul ». À partir du moment où tu n’as pas peur de l’attaquant en face, tu prends le dessus psychologiquement et ça devient compliqué pour lui.

FM : Tu étais titulaire à l’aller et au retour. Qu’est-ce qui, selon toi, a fait la différence ?

SC : Peut-être la fraîcheur. La lucidité aussi. Après, je reste persuadé que même s’ils n’avaient pas disputé deux matches avant, on aurait gagné. Je pense qu’il ne faut pas qu’ils prennent ça comme une excuse. La fraîcheur, le mental aussi. Ils étaient vraiment fatigués. Cela a sans doute joué. Après, tu joues deux finales, il n’y a aucun calcul. Lors des deux matches, il y a toujours eu un pic, un moment où ils se sont un peu éteints. Dans les vingt dernières minutes, on a toujours pris le dessus. Ils se relâchaient un peu, ils oubliaient quelques détails.

FM : Avez-vous célébré ce maintien ? On vous avait un peu enterré…

SC : Oui, on a célébré, mais de manière modérée. On était contents, c’était un gros soulagement pour tout le monde, mais on n’a pas oublié la saison pourrie. On était un peu animés par un esprit de revanche. Il faut dire la vérité, tout le monde nous avait enterré. T’allumais ton téléviseur, tu n’entendais que des « Dijon fait un pas de plus vers la Ligue 2 ». Franchement, ça pique le fait que tout le monde nous enterre, qu’on soit un peu délaissés par rapport à d’autres équipes.

FM : Dijon avait débuté par trois victoires, avant de s’effondrer. Comment expliques-tu cette mauvaise saison ?

SC : On est entrés dans une spirale négative et nous avions trop de joueurs en manque de confiance en même temps.

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